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Conservation et valorisation des vêtements liturgiques 6/12/2016 +

La journée réseau s'est déroulée le 15 novembre 2016 à la médiathèque d'Auchy-lès-Hesdin.
Plus de 35 personnes, pour la plupart adhérentes au réseau, ainsi que quelques maires étaient venus glaner des informations sur ce sujet à la fois pointu et épineux.

Pourquoi une formation sur les vêtements liturgiques?
La sacristie est le lieu de rangement des objets servant à la liturgie : on y trouve des vêtements, de l'orfèvrerie, du mobilier d'avant et d'après Vatican II. C'est un lieu de stockage pas toujours bien rangé où sont conservés de vrais trésors à condition de les reconnaître. C'est pourquoi l'association "Eglises ouvertes" avait décidé de consacrer un après-midi sur ces trois points : apprendre à reconnaître les différents vêtements, donner des conseils pour leur conservation, donner des exemples sur leur valorisation. L'association a aussi souhaité mettre en valeur les actions d'un de ses membres : Histoire et patrimoine d'Auchy-lès-Hesdin. En effet, depuis sept ans, les bénévoles de cette association ont effectué un travail méticuleux pour redonner aux vêtements de la sacristie leur splendeur.

Reconnaître les différentes pièces, les conserver et les mettre en valeur...

Reconnaître : Jean-Luc Matuloje, membre de la Commission liturgie du diocèse et Marie-Danièle Tilliette, membre de l'Association histoire et patrimoine d'Auchy, ont demandé aux participants de présenter les différents vêtements à partir de la collection conservée à l'abbatiale : chasuble, amict, camail, manipule... L'utilisation des tissus, des formes, des couleurs, tout est significatif et participe de la liturgie tout au long de l'année.

Conserver : Marie-Danièle Tilliette, a expliqué l'histoire des vêtements sacerdotaux à travers les différentes époques et les différents pays et montré qu’elle est l’héritage des vêtements antiques que portaient les citoyens romains.

Mettre en valeur : il a été évoqué les bonnes pratiques permettant la conservation des vêtements. À Auchy-lès-Hesdin, les bénévoles de l'association ont laissé sécher durant un an et demi les vêtements dans la sacristie avant de les brosser avec précaution. Grâce à ce travail, elles ont pu récupérer des pièces uniques comme le costume du suisse de l'abbatiale ; d’autre part, elles ont trouvé des chasubles fabriquées à partir de robes données par de grandes dames.

L'Association a ensuite acheté des mannequins pour exposer ces vêtements à l'occasion des journées du patrimoine ou de la nuit des églises. Cet après-midi de partage de connaissances a permis aux membres du réseau de repartir avec de bonnes pratiques et de bonnes idées pour leurs églises.

Le recensement du mobilier (Inventaire) 23/11/2016 +

L’« inventaire » est un des engagements d’EONDF, répondant en partie à l’inquiétude généralement exprimée par les églises adhérentes, celle d’éventuelles disparitions d’objets. Il est donc important de connaître ces objets et d’en posséder un recensement complet, même si l’expérience montre que les vols se font majoritairement dans les édifices fermés.
Il ne s’agit pas de se substituer aux acteurs institutionnels de la culture chargés de l’inventaire et de la protection des objets Monuments Historiques, ni aux acteurs locaux qui connaissent et côtoient quotidiennement leur patrimoine, mais d’agir en lien avec eux.

Plus qu’un inventaire, nous faisons le recensement de l’ensemble du mobilier de l’église ouverte, c’est-à-dire qu’à partir des objets inscrits et classés nous ajoutons les très nombreux objets qui ne le sont pas.

Concrètement, en partant des inventaires existants, EONDF réalise le recensement de l’ensemble des objets, protégés ou non, en photographiant et mettant en fiche chacun d’eux.

On trouvera donc la description, les dimensions, l’iconographie, l’emplacement dans l’église, l’identification, ainsi que dans la mesure du possible des éléments d’analyse et la datation, le tout en accord avec la CDAS.

C’est un travail plus ou moins long en fonction de l’importance des documents préexistants, mais la collecte des informations, l’élaboration des fiches et les photographies permettent également de faire remonter à la DRAC certaines informations (comme la disparition ou la dégradation d’objets protégés par les MH), et permettent aux équipes locales de faire parfois de belles découvertes d’objets porteurs d’histoire mais depuis longtemps remisés et oubliés. Car pour ces équipes locales il est important autant que rassurant d’avoir connaissance du patrimoine mobilier dans son ensemble, ce qui leur permet de protéger, vérifier, voire de mettre en valeur ces éléments liturgiques et patrimoniaux.

Nuit des églises 2016 23/11/2016 +

Samedi 2 juillet 2016, s’est déroulée la 6e édition de la Nuit des églises. Initié par la Conférence des Evêques de France, cet évènement a rassemblé plus de 450 églises en France dont 35 dans notre département. L’occasion de proposer aux habitants, aux passionnés ou aux visiteurs d’un soir de redécouvrir le patrimoine religieux et leur signification à la lueur de la tombée de la nuit.

De nombreuses équipes s’étaient impliquées en partenariat avec les communes ou  les associations locales pour proposer un programme cultuel et culturel aux quatre coins du département :

Le long de la  vallée de la Ternoise, l’évènement avait été préparé en commun depuis plus de six mois. Les clochers de Blangy-sur-Ternoise, Hesdin, Huby-saint-Leu, Incourt, Wamin, Auchy-lès-Hesdin... avaient mis à l’honneur leurs saints patrons. Expositions, concerts, visites ont ponctué cette soirée. Notons qu’à Auchy et à Wamin, les visiteurs étaient accueillis dans une atmosphère feutrée. L’église illuminée de lumignons pour l’occasion offrait aux visiteurs un jeu de lumières et d’ombres inhabituel.

Un peu plus loin, à Fressin, on a écouté les cloches pour reconnaitre les différents sons qu’elles produisent en fonction de l’événement qu’elles annoncent.

Dans le Béthunois, à Richebourg, on a profité de la nuit des églises pour travailler l’encyclique « Laudate Si » du pape François.  Les cent cinquante personnes présentes ont planché sur le sujet « Notre terre en héritage, dès aujourd’hui et pour demain ».

A quelques kilomètres, à l’église Sainte-Rictrude de Mazingarbe, des musiciens et accordéonistes bénévoles se sont relayés pour faire passer une bonne soirée au 70 personnes présentes.

Sur la côte, à Rinxent, église ré-ouverte depuis peu, on a redécouvert l’édifice grâce à la visite guidée de l’historien local. Les visiteurs ont pu apprécier l’exposition de vêtements liturgiques.

Dans l’Audomarois, plus exactement à Zudausques, a eu lieu une marche aux flambeaux reliant les deux églises du village Saint-Omer et Saint-Folquin. Une initiative intéressante pour les communes composées de plusieurs clochers.

Ouvrir et accueillir des visiteurs dans nos églises reste un enjeu pour les années à venir. Ce sont des événements comme celui-ci qui permettent de sensibiliser les futures générations à la sauvegarde et au sens de ces édifices religieux.